Magali Meylan, une plume du Gros-de-Vaud qui plonge Villeneuve dans le mystère
À 38 ans, l’autrice vaudoise Magali Meylan signe La nuit viendra, un polar ancré sur les rives du Léman. Entre drame familial, enquête policière et secrets enfouis, son roman nous emmène de Villeneuve aux méandres d’un passé qui refuse de disparaître.
Dans le Gros-de-Vaud, on connaît les villages, les sociétés locales et l’esprit de région… mais désormais, on pourrait aussi parler de polar vaudois. La nuit viendra est un roman qui mêle mystère, mémoire et secrets de famille sur les rives du Léman.
Artiste dans l’âme, Magali Meylan est une femme passionnée par l’humain et les émotions. Son imagination débordante s’exprime autant dans l’écriture que dans le théâtre, où elle réalise également la mise en scène. Chez elle, raconter des histoires semble presque naturel.
Une histoire née presque par hasard
L’idée de La nuit viendra n’est pas née derrière un bureau… mais sur un transat au bord de la Méditerranée.
Alors qu’elle profite de ses vacances, une image très précise surgit dans son esprit : l’appartement d’une vieille dame. Un lieu inspiré d’un appartement réel qu’elle avait connu.
Peu à peu, les images se mettent à défiler dans sa tête.
« Tout d’un coup, je vois cette dame déambuler dans son appartement… puis je me dis : elle va tomber dans les escaliers. Et là, je me dis : mais est-ce qu’il y avait quelqu’un ? Ou pas ? Et ça devient une enquête… »
Magali commence alors à noter ses idées sur son téléphone. Sans vraiment l’avoir prévu, l’histoire se construit presque toute seule.
Une écriture instinctive
Pour l’autrice, écrire est avant tout une question d’instinct. Elle explique qu’elle préfère se laisser porter par l’histoire plutôt que de tout planifier.
« Ce que je préfère quand j’écris, c’est quand je ne dois pas réfléchir. L’histoire me vient, et parfois moi-même je suis surprise par ce qui arrive aux personnages. »
Si le dénouement final lui est venu assez tôt, le reste de l’intrigue s’est construit progressivement, au fil de l’imagination.
Un polar vaudois entre passé et présent
Dans La nuit viendra, l’histoire se déroule sur deux époques.
Tout commence en 1933 à Villeneuve, au bord du Léman, où Concetta et son frère Alfredo, enfants d’immigrés italiens, subissent le harcèlement de leurs camarades d’école. Une situation qui mènera à un drame marquant leur vie.
Plus de 80 ans plus tard, en 2016, le corps d’une vieille dame presque centenaire est retrouvé au bas des escaliers de son domicile. Dans sa main, une mystérieuse note aux accents prophétiques.
Les inspecteurs Natacha Laverrière et Samuel Roth vont alors plonger dans une enquête qui remonte loin dans le passé. Entre secrets de famille, blessures anciennes et liens du sang, l’enquête va peu à peu révéler des vérités enfouies.
Un polar qui pose aussi une question plus profonde :
comment continuer à vivre lorsque le cœur est dévoré par la haine ?
Pour écrire son polar, elle a enquêté pour de vrai
Afin de donner un maximum de crédibilité à son roman, Magali Meylan ne s’est pas contentée d’imaginer.
Elle s’est rendue à la police cantonale vaudoise, à la Blécherette, afin de comprendre concrètement comment se déroule une enquête. Procédures, interrogatoires, organisation du travail des inspecteurs : ces échanges lui ont permis d’ancrer son récit dans une réalité plus tangible.
Derrière un livre, tout un travail d’édition
Le roman est publié chez 180° éditions, une maison d’édition romande qui accompagne les auteurs dans la production et la diffusion de leurs ouvrages.
Le rôle de l’éditeur est multiple : correction du manuscrit, mise en page, impression du livre et organisation de sa distribution.
Le talent de Magali Meylan n’est d’ailleurs pas passé inaperçu : quatre maisons d’édition se sont montrées intéressées par son manuscrit avant sa publication.
La promotion d’un livre repose ensuite souvent sur un mélange de dédicaces, rencontres littéraires, salons du livre et bouche-à-oreille, autant d’occasions de faire découvrir l’ouvrage aux lecteurs.
Un début prometteur… et déjà la suite
Et les lecteurs semblent au rendez-vous.
Le premier tirage du livre a rapidement trouvé son public, au point que l’éditeur a lancé une nouvelle impression.
Un encouragement pour l’autrice, qui ne compte pas s’arrêter là. Un deuxième ouvrage est déjà en cours d’écriture, preuve que l’inspiration continue de la porter.
Comme quoi, il ne faut pas forcément aller à Stockholm ou à New York pour lire un bon polar… les rives du Léman peuvent elles aussi cacher quelques mystères.
À Echallens, duel pour le Conseil d’État : quand la politique vaudoise fait plus de bruit qu’un budget cantonal
Mercredi soir à Echallens, il se passait quelque chose d’assez rare pour être signalé :
plus de cent Vaudois étaient réunis dans la salle du Conseil communal pour écouter… un débat politique.
Oui, un vrai débat.
Sans raclette gratuite.
Sans loto.
Sans match du LHC.
Juste deux candidats, des micros, des questions parfois piquantes et un public manifestement bien décidé à tester les arguments.
Sur scène :
-
Jean-François Thuillard, député UDC du Gros-de-Vaud, agriculteur et ancien président du Grand Conseil.
-
Roger Nordmann, socialiste lausannois et ancien conseiller national, connu pour manier les chiffres avec la précision d’un fiscaliste un soir de déclaration d’impôts.
Entre les deux, tentant de maintenir le calme démocratique :
Sylvain Muller, journaliste à 24 heures, chargé de modérer le débat et d’éviter que la soirée ne tourne à un concours de slogans.
Mission réussie.
Personne n’a renversé sa chaise.
Et c’est déjà un bon point pour la démocratie vaudoise.
Echallens, ce « fief » qui n’a pas tout à fait joué le rôle du public acquis
Sur le papier, la soirée ressemblait à un match à domicile pour Jean-François Thuillard.
Le candidat UDC est élu du district, agriculteur du coin et figure bien connue du Gros-de-Vaud.
Bref, si la politique était un match de hockey, on aurait dit qu’il jouait à domicile avec les supporters derrière lui.
Sauf que…
La salle s’est révélée plus nuancée que prévu.
Entre enseignants, élus locaux, citoyens engagés et curieux venus écouter, les questions ont parfois pris un ton nettement plus critique.
À certains moments, on aurait presque pu croire que la Riponne avait discrètement organisé une sortie scolaire à Échallens.
Comme quoi, même au cœur du Gros-de-Vaud, la politique n’est jamais aussi simple que sur une carte électorale.
Une élection qui n’était pas prévue au menu
Si ce débat existe, c’est à cause d’un événement qui a secoué la politique vaudoise : la démission de Rebecca Ruiz.
Une démission surprise qui a ouvert une place au Conseil d’État et déclenché une élection complémentaire.
Dans la course figure également Agathe Raaboussi, candidate d’Ensemble à gauche.
Mais soyons honnêtes : dans les discussions politiques du canton, beaucoup observent surtout le duel Nordmann-Thuillard.
Un duel qui ressemble à un classique de la politique vaudoise :
la gauche urbaine contre la droite rurale.
Ou si l’on préfère :
Lausanne contre le Gros-de-Vaud.
Nordmann : le professeur de politique
Roger Nordmann a pris la parole avec l’assurance de quelqu’un qui a passé vingt ans au Parlement fédéral.
Son diagnostic est simple : le canton traverse une crise politique et il faut ramener une culture du compromis.
Autrement dit, selon lui, la politique vaudoise doit redevenir ce qu’elle était censée être :
Une machine à fabriquer des accords plutôt qu’une fabrique de crises.
Nordmann a rappelé son expérience fédérale, où les alliances se construisent parfois entre partis très différents.
Traduction politique :
Gouverner un canton ne consiste pas à gagner un match…
mais à éviter que tout le monde quitte la patinoire en colère.
Thuillard : l’homme du terrain
Face à lui, Jean-François Thuillard a choisi une autre approche.
Moins technocratique, plus directe.
Son message est clair : l’UDC représente une part importante des électeurs et doit retrouver un siège au Conseil d’État.
Mais surtout, il insiste sur son parcours.
Agriculteur.
Syndic pendant de nombreuses années.
Député.
Bref, quelqu’un qui connaît le terrain.
Son style politique est simple :
Moins de théorie,
plus de pragmatisme.
Et lorsqu’il parle de gouvernance, il utilise une image qui a fait sourire la salle :
« Quand il y a une étincelle, il faut l’éteindre tout de suite. »
Une philosophie qui résume bien sa vision :
Éviter que les débats politiques ne se transforment en incendies administratifs.
Fiscalité : le moment où la température a vraiment monté
S’il y a bien un sujet qui a fait vibrer la salle, c’est la fiscalité.
Jean-François Thuillard soutient l’initiative visant à réduire certains impôts de 12 %.
Selon lui, la fiscalité vaudoise est trop lourde pour la classe moyenne.
Roger Nordmann n’est pas du tout du même avis.
Selon lui, les baisses d’impôts précédentes ont déjà creusé un déficit important dans les finances cantonales.
Et une nouvelle baisse risquerait d’obliger l’État à réduire certaines prestations publiques.
Autrement dit :
Thuillard veut redonner de l’oxygène fiscal aux contribuables.
Nordmann veut éviter que le budget cantonal ne finisse sous assistance respiratoire.
La salle, elle, semblait apprécier le spectacle.
Parce que dans le canton de Vaud, rien n’anime plus un débat que les impôts.
Santé : le dossier qui pèse 40 % du débat
Autre sujet incontournable : la santé.
Un département qui représente environ 40 % du budget cantonal.
Roger Nordmann a insisté sur le vieillissement de la population et les défis que cela représente.
Dans vingt-cinq ans, le nombre de personnes de plus de 80 ans pourrait doubler dans le canton.
Cela signifie :
Plus de soins à domicile,
Plus d’EMS,
et surtout plus de personnel soignant.
Jean-François Thuillard a lui aussi reconnu l’ampleur du défi.
Mais il insiste surtout sur la pénurie de médecins de famille.
Un problème bien réel dans plusieurs régions.
Et qui pousse parfois les patients vers les urgences pour des problèmes qui pourraient être traités ailleurs.
Bureaucratie : l’ennemi commun
Moment assez rare de la soirée : les deux candidats se sont retrouvés d’accord.
Le sujet ?
La bureaucratie.
Entre les formulaires, les procédures et les systèmes informatiques qui ne communiquent pas toujours entre eux, plusieurs citoyens ont exprimé leur ras-le-bol administratif.
Roger Nordmann a parlé de moderniser les systèmes informatiques de l’État.
Jean-François Thuillard, lui, a plaidé pour freiner la croissance administrative.
Deux approches différentes.
Mais un constat partagé :
dans le canton de Vaud, remplir un formulaire peut parfois ressembler à un marathon administratif.
Drogue, sécurité et hooliganisme
La sécurité a également été abordée.
Roger Nordmann a évoqué l’idée d’une police cantonale unique et l’adaptation de la politique de lutte contre la drogue.
Jean-François Thuillard a insisté sur la nécessité de soutenir les forces de police et de lutter plus fermement contre le deal.
Et lorsque la discussion a glissé vers l’hooliganisme dans le football, la salle s’est soudain animée.
Comme quoi, dans le canton de Vaud, parler de football peut parfois provoquer autant de réactions que parler d’impôts.
La politique vaudoise dans toute sa splendeur
Malgré les divergences, la soirée s’est déroulée dans une ambiance relativement respectueuse.
Les deux candidats se tutoient.
Et plusieurs moments ont provoqué des rires dans la salle.
Une scène qui rappelle une particularité de la politique suisse :
On peut débattre pendant deux heures…
et rester capable de discuter ensuite autour d’un verre.
Conclusion
Après plus de deux heures de débat, les discussions se sont poursuivies à l’apéritif.
Et c’est peut-être là que la politique vaudoise montre son vrai visage.
Parce qu’ici, on peut être en désaccord sur la fiscalité, la santé, l’énergie ou la sécurité…
et finir la soirée en disant :
« Bon… on va boire un verre ? »
Et à ce moment-là, miracle démocratique :
Socialistes, UDC, PLR, verts et indécis se retrouvent autour du même chasselas.
Preuve qu’au fond, dans le canton de Vaud, la politique reste un sport local.
Un peu bruyant parfois.
Un peu piquant souvent.
Mais toujours pratiqué avec un certain sens de l’humour.
Et à Echallens, ce soir-là, la démocratie a fait ce qu’elle sait faire de mieux :
Parler, débattre… et terminer par l’apéro.
À Froideville, ça ne gèle pas : salle comble, 8 candidats à la Municipalité et la campagne est lancée
Il a fallu changer de salle tant l’affluence était au rendez-vous. À Froideville, la présentation des candidats à la Municipalité a donné le coup d’envoi officiel des élections communales des 8 et 29 mars 2026. Entre rappels du mode de scrutin, profils variés et premières prises de parole, la politique locale s’est invitée au centre du village… sans refroidir l’ambiance.
À Froideville, on porte peut-être un nom qui sent la bise du Jorat… mais côté politique, ça chauffe.
Hier soir, la commune a lancé officiellement sa soirée de présentation des candidats à la Municipalité en vue des élections communales des 8 et 29 mars 2026.
Salle pleine, public attentif, micros ouverts… et ambiance plus vivante qu’un samedi soir à la buvette du foot. Bref : Froideville n’a pas gelé, elle s’est carrément réveillée.
Et pour ceux qui se demandaient si la politique locale pouvait encore attirer du monde… réponse claire : Froideville, for sure.
La démocratie commence… par les chaises
Avant même de parler programme, la soirée a donné le ton : il y avait tellement de monde que l’organisation a dû changer de salle pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions.
Un bel imprévu… mais surtout un signe clair : à Froideville, la politique communale n’attire pas seulement les candidats, elle attire aussi les habitants.
Un remerciement appuyé a d’ailleurs été adressé à celles et ceux qui ont aidé à gérer cette affluence, notamment Monsieur Azdine Bouhedja, salué publiquement pour avoir porté et déplacé une partie des chaises.
À Froideville, la démocratie ne commence pas avec le bulletin…
elle commence avec une salle qu’on agrandit à la dernière minute.
Deux organes, deux tours… et zéro parti politique
Dominique Glur, président du Conseil communal et président de séance, rappelle les règles du jeu (version “cours civique express”) :
-
le Conseil communal (législatif) : 55 membres + 18 suppléants
-
la Municipalité (exécutif) : 5 membres
Le tout au système majoritaire à deux tours.
Et Froideville garde sa particularité :
ici, pas de partis politiques, uniquement du bon sens.
Autrement dit : pas de gauche, pas de droite… juste des habitants qui veulent que le village tourne rond. Et si possible, sans nids-de-poule.
Un bulletin qui va faire transpirer les stylos
Le président souligne un détail croustillant : le 8 mars, les citoyens devront élire 55 sièges au Conseil communal… alors qu’il y a 73 candidats en lice.
Résultat : la concurrence sera réelle, et chaque voix comptera pour départager les candidats.
Et si certains pensent encore qu’il suffit de voter “comme tout le monde”, ils risquent d’être surpris : à Froideville, le bulletin pourrait bien devenir aussi stratégique qu’un apéro… où tout le monde veut goûter, mais où la bouteille n’est pas infinie.
Le Syndic Thuillard : “Pour rassembler autant de monde… faut changer le syndic !”
Puis vient Jean-François Thuillard, syndic de Froideville et candidat au Conseil d’État. Détendu, il attaque avec une phrase qui a déclenché les sourires :
« On voit ce qu’il faut faire à Froideville pour regrouper autant de monde… il faut changer le syndic ! »
L’humour est lancé, mais le message est sérieux : devenir municipal, c’est du courage, du temps et surtout une capacité à travailler en collégialité.
Il rappelle aussi une réalité concrète : le mandat représente environ 40% d’un temps de travail.
En clair : municipal, ce n’est pas “deux séances et trois selfies”. C’est presque une deuxième profession… avec un salaire qui, lui, ne gonfle pas comme un verre au Carnaval.
Huit candidats annoncés… mais une chaise est restée vide
Au total, huit candidats sont en lice pour décrocher l’un des cinq sièges à la Municipalité.
À noter toutefois : Nathalie Cachelin, candidate annoncée, n’a pas pris la parole lors de la soirée, n’étant pas présente.
Dans une commune où tout le monde se connaît, ce genre de détail ne passe pas inaperçu. Ici, même les absences ont une identité communale.
Des profils solides : du juridique au chauffage, en passant par les finances
Ensuite, place aux présentations. Et il faut le dire : Froideville ne manque pas de profils.
On avait du droit, des finances, de l’ingénierie, de l’entrepreneuriat, de la recherche médicale, de la police judiciaire… bref, un exécutif potentiel plus complet qu’un couteau suisse.
Azdine Bouhedja (municipal sortant)
Ancien officier de police judiciaire, habitué aux situations de crise et aux dossiers lourds. Il insiste sur la vérité, l’équité de traitement et la nécessité de renforcer les infrastructures.
Et surtout, il rappelle une chose que certains oublient trop vite :
« Les élus ne sont pas des machines, ce sont des êtres humains. »
Une phrase qui a résonné dans la salle comme un rappel au calme… avant que les commentaires Facebook ne se réchauffent.
Philippe Heller (municipal sortant)
Ingénieur civil spécialisé en hydraulique, il met l’accent sur les infrastructures, l’énergie et l’eau.
Il annonce notamment que Froideville produit environ 40% de l’électricité qu’elle consomme, et réduit progressivement son achat d’eau externe.
Bref : si la commune devait se débrouiller seule, elle aurait déjà une longueur d’avance… et pas seulement sur les routes.
Thierry Etienne (candidat)
Entrepreneur dans le chauffage/ventilation/climatisation et actif dans la vie associative, il propose un profil pragmatique, attentif à la sécurité des bâtiments et à la rigueur financière.
Et comme il vient aussi du théâtre local : si l’exécutif ne l’accueille pas, Froideville le reverra peut-être sur scène.
La politique est sérieuse… mais ici, on garde le sens du spectacle.
Jeremy Chassot (candidat)
Avocat, conseiller communal depuis 5 ans, il insiste sur la jeunesse, les aînés, la mobilité et le développement du centre du village.
Il conclut avec un enthousiasme digne d’un match à la buvette :
« Vive les Cacatchoux ! Vive Froideville ! »
Une fin de discours qui a presque senti le Chasselas… et la fierté locale.
Jennifer Giddey (candidate)
Responsable financière et chargée de cours en comptabilité, elle met en avant ses compétences financières, son écoute et son énergie.
Sa vision : une commune soudée, un sentiment d’appartenance renforcé, et surtout un vrai centre de village.
Car Froideville a la patinoire pour l’hiver… mais pour le reste de l’année, le “centre” se cherche encore. Et visiblement, elle veut l’installer.
Sabine Rütti Roch (candidate)
Biologiste de formation, ancienne chercheuse, passée par la direction d’école et aujourd’hui active en communication stratégique et relations institutionnelles, elle propose une vision moderne et structurée.
Son fil rouge : transparence, rigueur, participation citoyenne et développement harmonieux.
Un profil “science & méthode” dans une commune où parfois, on prend des décisions à l’instinct, au bon sens… ou à la météo.
Adrien Waelti (candidat)
Conseiller communal, entrepreneur, formé HEC, il adopte un ton plus personnel :
« Ici, nous avons trouvé une communauté. »
Il parle de sécurité routière, de qualité de vie, de finances maîtrisées et d’écoute citoyenne, mentionnant un sondage réalisé dans le village.
Une candidature qui joue la proximité et l’expérience, avec une approche très terrain : à Froideville, on ne fait pas campagne depuis un bureau, on la fait en marchant.
La question qui a refroidi tout le monde (une seconde) : “Où allez-vous trouver le temps ?”
Moment fort de la soirée : un citoyen pose LA question que tout le monde se pose :
« Où allez-vous prendre votre temps ? »
Les réponses fusent : organisation, réduction du taux de travail, sacrifices familiaux, soutien du conjoint.
Et Philippe Heller met un chiffre sur la table : environ 700 heures par an, soit près de 40% d’un plein temps.
Autrement dit : être municipal, ce n’est pas seulement signer des courriers. C’est aussi apprendre à répondre à des mails à 22h, entre deux enfants et trois séances.
Le grand final : “Pour ou contre les éoliennes ?”
Pour finir, un ancien municipal demande aux candidats de répondre “oui ou non” sur un sujet qui fait toujours tourner le vent :
« Êtes-vous pour ou contre les éoliennes ? »
Résultat : tout le monde répond non.
À Froideville, on aime le vent…
mais uniquement quand il passe dans les sapins, pas quand il s’installe en haut d’un pylône de 200 mètres.
Conclusion : apéro, discussions… et la vraie politique commence
La soirée s’est terminée comme il se doit : autour d’un apéritif.
Et dans le Gros-de-Vaud, c’est souvent là que les choses se disent vraiment.
Car ici, on peut débattre en salle…
mais on conclut parfois autour d’un verre de blanc, avec un « bon, on verra bien » qui vaut tous les discours.
Premier tour : 8 mars 2026
Deuxième tour : 29 mars 2026
Une chose est sûre :
même si Froideville porte bien son nom, cette campagne risque d’être tout sauf froide.
Giron du Centre FVJC 2025 à Froideville
(Thème du Giron sur la circulation)
Fin de parcours maîtrisée… et clignotant déjà enclenché pour la suite
Feu rouge derrière, clignotant à droite et pied sur le frein : le Giron du Centre FVJC 2025 à Froideville est officiellement arrivé à destination. Samedi dernier, la grande salle du village s’est transformée en aire de repos pour la séance de clôture, histoire de vérifier que tout le monde est bien rentré… en bon état et dans la bonne voie.
Au volant de la soirée, la présidente Valérie Mazur, qui a conduit les débats avec calme, maîtrise et sans excès de vitesse. Objectif : passer la manifestation estivale au contrôle technique et dresser un débriefing complet de cette aventure collective.
Une organisation qui a tenu la route
Bilan général : trajet fluide, circulation maîtrisée et aucun carambolage majeur. Le travail a été exécuté avec sérieux et engagement, grâce à une coordination efficace entre comité, bénévoles, anciens de la jeunesse, parents et jeunes membres. Une conduite collective exemplaire, du premier coup de clé jusqu’à la ligne d’arrivée.
Météo capricieuse, fondue en pole position
Quelques chiffres ont été annoncés, notamment du côté des consommations. Verdict du radar :
météo hésitante = bière en roue libre,
mais fondue lancée à pleine vitesse.
Comme quoi, quand la météo freine, le fromage, lui, ne cale jamais.
Prévention routière… et chasselas bien stationné
Petit rappel apprécié durant la soirée : sur la route comme à la fête, l’alcool et le volant ne font pas bon ménage. Le message est clair, partagé et assumé.
Cela n’a toutefois pas empêché une bonne bouteille de chasselas de faire son apparition… parfaitement garée sur la table, moteur coupé, et dégustée sans jamais prendre la route. Sécurité avant tout, terroir juste après.
Rangements : quelques ralentissements signalés
Moment de franchise lors du point consacré aux rangements. La vice-présidente Marina Thuillard a reconnu que cette phase a connu quelques embouteillages et manœuvres hésitantes. Rien de dramatique, mais une meilleure signalisation sera clairement prévue pour la prochaine édition.
Feux verts pour les remerciements
Les membres ont ensuite pris la parole pour remercier le comité pour son engagement, sa disponibilité et son endurance sur la durée. La commune a également été chaleureusement saluée pour son soutien, indispensable pour maintenir la route ouverte jusqu’au bout.
Aire de repos réussie pour les bénévoles
Autre point positif : le repas de remerciement des bénévoles, parfaitement organisé grâce à l’implication de tous les membres. Un moment convivial pour lever le pied, partager un bon repas et savourer le chemin parcouru.
Grâce à la vente aux enchères des décorations du giron, un joli chèque a pu être remis à une œuvre caritative. Une belle manière de rappeler que, même en fin de parcours, l’esprit solidaire reste sur la bonne voie.
Le klaxon de la soirée
Impossible de passer à côté de l’intervention de Bastien Jaton, accompagnée de huées intempestives mais parfaitement amicales, avant la phrase qui a instantanément mis tout le monde d’accord :
« Il était quand même beau notre giron ! »
Arrêt sur image. Sourires dans le rétro.
Verdict validé au contrôle final.
Un carnet de route pour la mémoire
Pour garder une trace de cette aventure, Axel Jaton a réalisé un livre souvenir, véritable carnet de route retraçant les kilomètres parcourus, les virages serrés… et les belles lignes droites.
Quelques panneaux “factures en attente”
Côté finances, tout n’est pas encore totalement bouclé : certains sponsors n’ont pas encore réglé leur participation. Preuve que, même après l’arrivée, le moteur administratif continue de tourner au ralenti.
Une sortie surprise pour couper le contact
Avant d’éteindre définitivement le moteur, le comité a annoncé l’organisation prochaine d’une sortie surprise pour les membres actifs et passifs. Une pause bienvenue pour remercier celles et ceux qui ont tenu le volant, parfois tard dans la nuit.
Et déjà des projets à grande vitesse
Comme souvent, la fin du trajet a donné naissance à de nouvelles idées. Un sondage nocturne est apparu :
- Tir cantonal des jeunesses en 2028
- ou carrément Fête cantonale en 2029 ?
Excès d’enthousiasme ou ambition assumée d’une jeunesse qui n’aime pas rouler à 50 km/h ? Mystère. Mais une chose est sûre : à Froideville, on respecte les priorités… sauf celle de s’arrêter de rêver.
Prochain virage
D’ici là, cap sur une belle course bien méritée pour les membres actifs, avant de reprendre la route des girons à venir. Prochaine destination : Aigle, pour le Giron du Centre 2026, sous l’égide de la Fédération vaudoise des jeunesses campagnardes.
Le moteur est coupé.
Mais l’envie d’avancer, elle, roule toujours à plein régime.
L’UDC Gros-de-Vaud fête le 24 janvier à Vufflens-la-Ville
Quand l’indépendance se commémore, le papet s’impose… et le fair-play s'applaudit
Samedi, à Vufflens-la-Ville, on ne célébrait pas un anniversaire comme les autres. Ici, pas de bougies ni de gâteau au chocolat, mais une date importante, gravée dans la mémoire collective vaudoise : le 24 janvier, symbole de l’indépendance du canton de Vaud.
À l’initiative de la section UDC Gros-de-Vaud, la commémoration a réuni militants, élus, invités et sympathisants dans une ambiance à la fois sérieuse sur le fond, détendue sur la forme… et franchement chaleureuse dans les assiettes. Car s’il y a bien une chose sur laquelle le canton est unanime, c’est le papet vaudois et le Chasselas. Une valeur sûre. Presque constitutionnelle.
Une ouverture au bruit des mousquets et au parfum d’histoire
La journée n’a pas débuté dans le silence feutré des discours, mais dans un claquement sec et solennel : celui des mousquets.
Comme le veut la tradition, une démonstration des Milices vaudoises a ouvert la commémoration, rappelant de manière aussi visuelle que sonore ce que signifie réellement le mot indépendance.
Uniformes d’époque, gestes précis, discipline millimétrée : le décor était posé. Une entrée en matière symbolique, presque théâtrale, qui a immédiatement replongé l’assemblée dans le contexte historique. Ici, on ne célèbre pas une idée abstraite, mais une conquête politique et identitaire, héritée de générations qui n’avaient ni micros ni pupitres… mais une détermination bien chargée.
Une boussole historique solidement ancrée dans le présent
Commémorer le 24 janvier, ce n’est pas seulement regarder dans le rétroviseur. C’est aussi, et surtout, interroger le présent à la lumière du passé. Et cette année, le parallèle était clair, assumé et largement partagé dans les discours :
- 1798, l’indépendance vaudoise
- 2026, les discussions autour des nouveaux accords entre la Suisse et l’Union européenne
Deux époques, deux contextes, mais une même question de fond : qui décide pour qui, et jusqu’où ?
Sans grands effets de manche ni posture dramatique, les orateurs ont insisté sur la souveraineté, l’autonomie politique et le respect des institutions. Une approche plus pédagogique que tapageuse, plus historique qu’hystérique. Bref, une indépendance expliquée… pas criée.
Un maître de cérémonie qui connaît la partition
Sous la houlette du maître de cérémonie, le député du district et chef de campagne de Jean-François Thuillard, Stéphane Jordan, la journée s’est déroulée avec rythme et fluidité.
Ni trop longue, ni trop courte. Juste ce qu’il faut pour laisser passer les messages… sans laisser refroidir le papet.
Les salutations officielles : quand le local rencontre le national
La présidente de la section UDC Gros-de-Vaud, Jessica Witizg, a ouvert la séquence des prises de parole en transmettant les salutations du comité. Un message clair : la section est active, mobilisée et fière de faire vivre la tradition du 24 janvier à l’échelle régionale.
Le Conseil national était représenté par Michael Buffat, venu apporter les salutations du Parlement fédéral et rappeler l’importance du lien entre sections cantonales et politique nationale. Une Suisse qui continue de fonctionner par racines locales, même lorsque les décisions se prennent plus haut.
Un président suisse… entre Näfels et Vufflens
Moment fort de la journée : la présence de Marcel Dettling, président de l’UDC Suisse et conseiller national.
Un déplacement loin d’être anodin : quelques heures plus tôt, le parti tenait son congrès national à Näfels (GL). Autant dire que l’agenda était serré et le timing précis.
Un signal clair envoyé à la base : le Gros-de-Vaud compte, même avec la route chargée et un congrès national.
Institutions, économie et commune réunies
La commémoration a également rassemblé plusieurs figures du paysage politique et institutionnel vaudois :
-
Kevin Grangier, président de l’Alliance vaudoise
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Pascal Desauges, préfet du district
-
Michel Ducommun, président de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE), venu souligner l’importance d’un tissu économique fort, enraciné localement et étroitement lié aux décisions politiques
-
Olivier Duperrut, syndic de Vufflens-la-Ville, qui a transmis les salutations officielles de la commune
Une présence plurielle qui illustre une réalité souvent revendiquée par l’UDC vaudoise : la politique ne se fait pas hors-sol, mais au contact direct des communes, des entrepreneurs et des réalités du terrain.
Jean-François Thuillard, chez lui, tout simplement
Impossible de parler de cette journée sans évoquer Jean‑François Thuillard.
Candidat au Conseil d’État et enfant de la région, il n’a pas manqué d’être présent parmi les siens, malgré un agenda de campagne bien rempli.
Ici, pas d’effet “star”, pas de distance calculée. Jean-François Thuillard était chez lui, soutenu par sa section, salué par les participants et clairement perçu comme le représentant naturel d’un terroir politique. Le héros local, sans cape… mais avec un cap bien clair.
Surprise du jour : unité, respect… et une certaine idée de la politique
C’est peut-être là l’un des signaux les plus forts de cette commémoration :
personne n’a été désigné comme adversaire à abattre.
Ni la gauche, ni les partis concurrents, ni les figures habituelles des joutes électorales n’ont servi de cible facile. À l’approche du scrutin du 8 mars, le ton est resté volontairement posé et rassembleur. Les orateurs ont préféré mettre en avant leurs convictions plutôt que d’attaquer celles des autres.
Ce choix dit beaucoup de l’état d’esprit du parti lors de cette journée : une UDC sûre de ses valeurs, confiante dans son ancrage populaire et suffisamment solide pour ne pas avoir besoin du clash pour exister. Une conception du débat démocratique qui, à quelques semaines d’un vote important, mérite d’être soulignée.
Mémoire, papet, tourtes… et indépendance à feu doux
Au final, cette commémoration du 24 janvier à Vufflens-la-Ville aura rappelé une vérité simple :
la politique vaudoise se joue parfois moins dans les studios télé que dans les salles communales, moins sur les réseaux sociaux que face à face, autour d’une table bien garnie.
Comme à l’accoutumée, la journée a été ponctuée par la traditionnelle mise des tourtes. Un moment toujours sympathique et très apprécié des membres, où les discours laissent place aux sourires, aux échanges et à cette convivialité qui fait aussi la force de la politique de milice.
Ici, pas de slogans jetables ni de clashs calibrés pour les algorithmes. Mais une mémoire assumée, une identité revendiquée et une volonté claire de parler d’indépendance sans hausser le ton. Une indépendance mijotée lentement, comme le papet du jour, qui demande du temps, de la patience… et le respect de la recette.
Le papet était chaud, les mousquets symboliques, les discours mesurés et les tourtes bien mises.
Bref, une commémoration sans poudre aux yeux, mais avec suffisamment de sel pour rappeler que l’indépendance, en terre vaudoise, ne se négocie pas à la légère.
Conférence de presse du parti socialiste Vaudois
le PS sort la boîte à outils… et déroule le fil rouge
Lausanne, lundi 19 janvier 2026, 10h30.
Sourire , dossiers bien empilés et discours bien affutés : le Parti socialiste vaudois lance officiellement sa campagne pour les élections communales… et pour l’élection complémentaire au Conseil d’État.
Le mot d’ordre ? Le bien commun. Rien que ça. Un fil rouge soigneusement choisi, visiblement pas tiré au hasard, ni à la courte paille.
Un PS bien présent… et bien compté
D’entrée de jeu, Romain Pilloud, président du PSV, annonce la couleur, chiffres à l’appui — parce qu’en politique, ça rassure toujours :
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près de 900 candidat·e·s sur les listes communales,
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environ 80 candidatures aux exécutifs,
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un objectif assumé : renforcer la présence socialiste et récupérer la majorité au conseil d'état en 2027 avec ses allié·e·s.
Bref, le PS ne vient pas faire de la figuration. Il veut du monde sur le terrain, du local, du concret. Un socialisme de proximité, version trottoirs, salles communales et préaux d’école, loin des grandes théories hors-sol.
Les communes, ce laboratoire du quotidien
Message martelé tout au long de la conférence : la commune reste le premier échelon démocratique.
Celui où la politique se voit, se vit… et se critique parfois au coin de la rue, entre deux discussions sur les places de parc ou les horaires du bus.
Mobilité, logement, aménagement, services sociaux : le PS rappelle que c’est souvent au niveau communal que tout commence — ou que tout coince. Et selon lui, ces marges de manœuvre locales sont aujourd’hui sous pression.
Menaces, restrictions et climat un peu tendu
Le ton se durcit lorsqu’il est question des adversaires politiques. Le PS pointe notamment :
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les attaques contre l’autonomie communale,
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la remise en cause du 30 km/h,
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l’affaiblissement du droit de préemption,
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la pression sur les finances et les fonctionnaires,
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et un recul de la culture du compromis.
Traduction libre : moins de discussions autour de la table, plus de lignes rouges bien tracées. Pas vraiment la recette préférée de la maison socialiste.
Cela dit, soyons honnêtes : à gauche comme à droite, on aime bien se taper dessus.
Avec des mots, des chiffres et des communiqués bien écrits.
C’est de bonne guerre, diront certains. Tant que ça reste politique et pas personnel.
Égalité : des discours… et surtout des chiffres
Autre point fortement mis en avant : la place des femmes en politique.
Dans plusieurs communes vaudoises — Château-d’Œx, Gland, Lausanne, Orbe, Pully, Yverdon… — les listes socialistes comptent autant, voire plus de femmes que d’hommes.
Un symbole fort, à quelques semaines du 8 mars, date du premier tour des communales et de la journée internationale des droits des femmes.
Le PS se positionne ici en parti refuge, face à la montée de certains discours misogynes et aux reculs observés à l’international.
Des voix locales, des thèmes très concrets
Les interventions de candidates et candidats communaux donnent ensuite chair au discours :
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Camille Robert (Morges) parle logement abordable, coopératives et lutte contre la spéculation.
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Laura Macchia (Payerne) défend budget participatif, espaces publics conviviaux et intégration.
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Robert Tye (Échallens) insiste sur jeunesse, familles et service public de proximité.
Du très local, assumé. Ici, pas de grandes envolées abstraites : on parle trottoirs, loyers, piscines scolaires et guichets sociaux. Bref, de choses que tout le monde connaît… parfois un peu trop bien.
Conseil d’État : le dernier étage de la fusée
La conférence se conclut avec Roger Nordmann, candidat socialiste à l’élection complémentaire au Conseil d’État.
Son message est clair : sans présence socialiste au gouvernement cantonal, il devient plus difficile de protéger durablement le service public, le pouvoir d’achat et la cohésion sociale.
Finances publiques, refus des coupes aveugles, opposition à l’initiative des 12 %, besoin de projets mobilisateurs : le PS appelle à un réveil collectif et à une politique orientée solutions plutôt qu’au clash permanent — même si, en politique, le clash fait parfois partie du décor.
En résumé
Le PS vaudois se présente comme :
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un parti de résistance face aux reculs sociaux,
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un parti de stabilité dans un climat politique tendu,
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et un parti du concret, qui mise sur les communes pour reconstruire la confiance.
Comme l’a résumé Romain Pilloud :
« Quand les crises frappent, le PS veut rester un refuge pour le bien commun. »
Reste maintenant à voir si, dans les urnes, ce fil rouge tiendra aussi bien que dans les discours.
Car au final, au-delà des piques entre gauche et droite — de bonne guerre, on l’a dit — c’est toujours le bulletin qui tranche.